---

---
Home / News / LA COTE D’IVOIRE A FAIT LE CHOIX DE L’AGROFORESTERIE POUR DEVELOPPER LA CACAOCULTURE (EXPERT)
A+ R A-

LA COTE D’IVOIRE A FAIT LE CHOIX DE L’AGROFORESTERIE POUR DEVELOPPER LA CACAOCULTURE (EXPERT)



 

                                                                              

Paris (France), 31 oct (AIP) – Pour pérenniser la cacaoculture tout en préservant l’environnement face aux défis de la déforestation, la Côte d’Ivoire a opté pour l’agroforesterie, c’est-à-dire, faire en sorte que le cacao puisse cohabiter avec les forêts.

Dans une communication faite jeudi au 25ème Salon du chocolat de Paris, à l’occasion d’un panel intitulé ‘’Le cacao, culture responsable en Côte d’Ivoire’’, Kouassi Jérémie, chargé de l’appui au développement agricole au Conseil du café-cacao, a évoqué les causes et conséquences de la déforestation, les actions pour inverser la tendance ainsi que les perspectives de la lutte.

Au titre des causes de la déforestation, il a évoqué, entre autres, l’attractivité de la Côte d’Ivoire en tant que premier producteur mondial de cacao, ce qui entraîne la migration de nombreux ressortissants ouest-Africains notamment vers les zones forestières où poussent ces plantes.

Par conséquent, l’on assiste à une exploitation illégale des terres, une agriculture extensive des différents produits de rente dont le cacao. D’autres effets concernent la baisse de la fertilité des sols, la résurgence de maladies du cacaoyer comme le ‘swollen shoot’, l’influence du changement climatique, le vieillissement des vergers. Toutes choses qui ont entraîné une baisse du couvert forestier passé de 7,9 millions d’hectares en 2009 à 3,4 millions d’ha actuellement (- 11%).

En termes d’actions, le Gouvernement a entrepris en novembre 2015, les états-généraux de la forêt et de la faune qui ont abouti à l’adoption en 2018, d’un Plan national de préservation et de restauration des forêts. En outre, un nouveau Code forestier a été adopté en juillet 2019 qui table sur l’agroforesterie. L’Etat ivoirien s’est aussi engagé à diverses conventions internationales dont l’adhésion à l’Initiative cacao-forêt.

Au titre des perspectives, la Côte d’Ivoire compte reconquérir 20% de son territoire forestier d’ici à 2045, pour atteindre plus de huit millions d’ha de forêt, a précisé M. Kouassi. Il a noté que le Conseil du café-cacao a pris le leadership dans deux thématiques du Plan d’action 2018-2021, d’un coût global de 126 milliards FCFA, en l’occurrence la traçabilité du cacao ivoirien, et le recensement des producteurs et des vergers.

« La problématique de la déforestation existe mais beaucoup d’actions sont menées par la Côte d’Ivoire et ses partenaires pour inverser la tendance », a conclu Kouassi Jérémie.

Premier producteur mondial de cacao avec deux millions de tonnes produites par un million de paysans, la Côte d’Ivoire fournit 43% de l’offre globale. Le cacao représente 15% du PIB et 40% des recettes d’exportation. Un tiers de la population (estimée à 26 millions de personnes) vit de l’économie cacaoyère. Le pays représente également 40% de l’UEMOA, l’espace économique régionale comprenant huit pays ayant en partage le Franc CFA.

(AIP)

cmas

Voir les photos